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Le droit applicable en France
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Fiches techniques de la direction
du développement des médias
sur le respect du droit de la propriété littéraire
et artistique sur l'Internet
1 - Protection des uvres
créées pour un site
La présentation d'un site est-elle
protégeable par le droit d'auteur ?
Une idée ou un concept n'est pas protégeable
(par exemple l'idée de mettre des billets d'avion en vente aux
enchères en ligne n'est pas protégeable). C'est la conséquence
du principe fondamental du droit d'auteur selon lequel les idées
sont de libre parcours et ne peuvent donc être appropriées.
Seule une création de forme originale peut
bénéficier d'une protection par le droit d'auteur
Une page-écran, un graphisme, une animation ou l'arborescence
d'un site peut constituer une d'uvre de l'esprit sous réserve
qu'il constitue une création de forme originale. Le critère
de l'originalité, apprécié par le juge, s'entend
de l'empreinte de la personnalité de l'auteur. Ainsi un assemblage
de textes, de dessins ou photographies, de sons et de liens hypertextes
doit-il révéler l'empreinte de la personnalité
de son auteur pour donner prise au droit d'auteur.
La jurisprudence a notamment reconnu l'originalité d'une maquette
de revue, en considération du choix de la typographie, des couleurs,
du positionnement du logo, de l'agencement des articles ou de l'utilisation
d'encarts sur fond de couleur.
 Quelles sont les
régimes de protection accordés aux bases de données
et logiciels exploités en relation avec un site ?
Une base de données est un
"recueil d'uvres, de données ou
d'autres éléments indépendants disposés
de manière systématique ou méthodique et individuellement
accessibles par des moyens électroniques ou par tout autre moyen." (article L. 112-3 du code de la propriété
intellectuelle).
Le régime juridique des bases de données
peut notamment s'appliquer à une compilation d'hyperliens. Pour
constituer une base de données, ces hyperliens doivent être
disposés de manière systématique ou méthodique
et être individuellement accessibles.
Les éléments contenus dans une base de donnée peuvent
être protégés indépendamment de cette base
par le droit d'auteur et les droits voisins.
Aux côtés du droit d'auteur
susceptible de couvrir l'architecture de la base de données,
un droit sur le contenu - consistant dans le droit d'interdire l'extraction
ou la réutilisation de la totalité ou d'une partie qualitativement
ou quantitativement substantielle du contenu de la base (article L 342-1
du code de la propriété intellectuelle) - est reconnu
au producteur de la BDD. Ce droit du producteur - défini comme
la personne qui a pris l'initiative et le risque des investissements
(art. L 341-1 du code de la propriété intellectuelle)
- n'est octroyé que si "la constitution,
la vérification ou la présentation (du contenu de la base)
atteste d'un investissement financier, matériel ou humain substantiel".
Une même base peut être protégée
par le droit d'auteur pour l'originalité de sa structure et par
le droit spécifique des producteurs de bases de données
pour son contenu. Les protections - et sanctions - se cumulent et sont
indépendantes.
Par ailleurs, la création et le fonctionnement
d'un site internet impliquent la création de logiciels. Ces logiciels
bénéficient du régime de protection de droit d'auteur
sous réserve de quelques dispositions spécifiques :
-
art. L 113-9 sur la titularité
des droits
-
art. L 121-7 sur le droit
moral
-
art. L 122-5 sur les exceptions
aux droits
-
art. L 122-6 sur les droits
d'exploitation
-
art. L 131-4 sur la rémunération
de l'auteur
-
art. L 332-4 sur la saisie-contrefaçon
La protection par le droit
d'auteur nécessite-t-elle l'accomplissement de formalités
?
La protection est accordée
dès l'acte de création originale, sans formalité
obligatoire. Pour qu'une oeuvre soit protégée par le droit
d'auteur, il suffit qu'elle soit originale, indépendamment de toute
"tous droits réservés". L'absence d'une telle mention ne
signifie pas qu'une uvre peut être utilisée librement.
Plusieurs formules peuvent être
utilisées pour informer les utilisateurs d'une uvre que celle-ci
est protégée au titre du droit d'auteur :
- © suivi du nom de l'auteur (l'emploi du terme usuel "copyright"
n'implique en aucune façon l'application du régime anglo-saxon
du copyright)
- "Aucune reproduction,
même partielle, autres que celles prévues à l'article
L 122-5 du code de la propriété intellectuelle, ne peut
être faite de ce site sans l'autorisation expresse de l'auteur
".
Cette seconde formule est plus explicite et
plus respectueuse du régime français du droit d'auteur.
Il est toutefois recommandé
aux auteurs, avant toute divulgation, de se préconstituer des preuves
afin de pouvoir établir la date de création de celle-ci
en cas de litige.
En pratique, les auteurs d'oeuvres de l'esprit peuvent procéder
à un dépôt auprès des différentes sociétés
de gestion collective des droits d'auteur, de l'Institut National de la
Propriété Industrielle, d'un notaire ou d'un huissier. Il
existe également des dépôts en ligne permettant d'envoyer
à un serveur d'archivage qui procède à une datation
avec avis de réception. Ce dépôt n'institue qu'une
présomption de propriété qui peut être combattue
par la preuve contraire, y compris par l'auteur.
Qui sont les bénéficiaires
de la protection ? Quelles sont les règles de cession des droits
? (bénéficiaires)
L'entreprise souhaitant exploiter un site Internet doit obtenir
les droits d'exploitation afférents aux différentes uvres
de l'esprit utilisées. La cession concerne, en premier lieu, les
droits détenus par les différents auteurs (graphistes, musiciens,....)
ayant participé à la création du site lui même.
L'autorisation d'exploiter concerne, en second lieu, les divers auteurs
dont les oeuvres sont reproduites et mises à la disposition du
public sur le site.
La cession doit être expresse
et les droits cédés doivent faire l'objet d'un contrat
écrit précisant :
- l'étendue des droits cédés
- la destination des droits cédés
- la durée de la cession
- le lieu d'exploitation des droits (art. L 131-3 du code de la propriété
intellectuelle)
Un contrat de travail ou de prestation
de services n'emporte pas la cession des droits d'auteurs sur les uvres
qui sont réalisées dans le cadre de ce contrat. Une clause
expresse de cession de droits doit donc être prévue à
cet effet.
Il en va différemment pour les logiciels créés par
un ou plusieurs employés dans l'exercice de leurs fonctions ou
d'après les instructions de leur employeur puisque, sauf disposition
statutaire ou stipulation contraire, les droits patrimoniaux sont dévolus
à l'employeur.

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- Protection d'uvres préexistantes utilisées sur
l'internet
Quels sont les éléments
protégés ?
La création et l'exploitation
d'un site Internet mettent en jeu des éléments divers :
- des éléments non protégés car non constitutifs
d'uvres originales
- des uvres protégées par
le droit d'auteur
- La protection par le droit d'auteur
- des prestations d'auxiliaires de la création (artistes-interprètes,
producteurs de phonogrammes ou de vidéogrammes, entreprises de
communication audiovisuelle), bénéficiaires de droits voisins du droit d'auteur.
- des uvres tombées dans le domaine public : sont ainsi désignées
les uvres littéraires et artistiques dont le délai
de protection est venu à expiration (dans la majorité des
cas 70 ans après la mort de l'auteur) et qui peuvent, de ce fait,
être reproduites ou représentées librement sous réserve
du respect du droit moral de l'auteur
En ce qui concerne les droits
voisins, les droits patrimoniaux sont protégés pendant 50
ans à compter du 1er janvier suivant celle de l'interprétation
pour les artistes-interprètes, de la 1ère fixation d'une
séquence de son ou d'images animés pour les producteurs
de phonogrammes et de vidéogrammes, de la première communication
au public des programmes pour les organismes de radiodiffusion.
L'utilisation d'uvres et
de prestations protégées par le droit d'auteur et les droits voisins exige l'obtention du consentement
préalable des titulaires de ces droits.
La délivrance de l'autorisation peut
se faire par l'intermédiaire des sociétés de gestion
collective lorsque la gestion des droits leur a été confiée.
Les tarifs et conditions d'autorisation pour une exploitation multimédia
peuvent en particulier être demandés auprès de SESAM
qui représente les oeuvres du répertoire de l'ADAGP, de
la SACD, de la SACEM, de la SCAM et de la SDRM.
Quelles autorisations doivent
être demandées ?
L'autorisation d'exploiter une uvre vise
les droits patrimoniaux suivants :
- le droit de reproduction
Toute fixation matérielle de l'uvre
(numérisation, stockage sur le serveur, acte de téléchargement
dans la mémoire vive, enregistrement sur le disque dur de l'utilisateur)
constitue une reproduction de celle-ci.
La reproduction d'une uvre préexistante sur le disque d'un
serveur afin de rendre celle-ci accessible au public via internet est
un acte de reproduction qui nécessite impérativement l'autorisation
de l'auteur ou de ses ayants droits.
- le droit de représentation
Il y a représentation lorsqu'une uvre est mise à la
disposition du public sur un site internet.
- le droit d'adaptation (exemple : traduction dans une langue étrangère).
Indépendamment des droits patrimoniaux, l'utilisation des uvres,
y compris celles qui sont tombées dans le domaine public, reste
subordonnée au respect du droit moral de l'auteur et en particulier
:
- le droit au nom : Sur internet, la citation du nom de l'auteur d'une
uvre doit apparaître clairement et être associée
à l'uvre elle-même de la manière la plus étroite
possible.
- le droit au respect : Le droit au respect
permet à l'auteur d'une uvre de contrôler toute modification
qui nuirait à l'intégrité matérielle de cette
uvre ou encore d'interdire l'exploitation de son uvre dans
un contexte qui en trahirait l'esprit (exemple d'une peinture insérée
sur un site dont le contenu présente un caractère illicite).
Quelles sont les exceptions
au droit d'auteur ? (exceptions)
La loi autorise l'utilisation
de l'uvre sans autorisation de l'auteur dans certains cas limitativement
énumérés à l'article L 122-5 du code de la
propriété intellectuelle.
Parmi ces exceptions, les principales
sont :
- les reproductions et représentations effectuées exclusivement
dans le "cercle de famille"
- les courtes citations
- les revues de presse
- les discours
Reproduction et représentation
à usage privé au sein du "cercle de famille"
L'article L. 122-5 du code de la propriété
intellectuelle soustrait au monopole de l'auteur les reproductions strictement
réservées à l'usage privé du copiste et pour
un usage personnel. Sont visées les reproductions effectuées
par les particuliers dans l'intimité de leur foyer. L'utilisation
collective des reproductions, notamment au sein d'une entreprise, ne permet
pas de revendiquer le bénéfice de l'exception.
L'exception de copie privée ne s'applique ni aux logiciels ni aux
bases de données.
L'article L. 122-5 du code de la propriété intellectuelle
fait également échapper au monopole de l'auteur " les représentations
privées et gratuites effectuées exclusivement dans un cercle
de famille ".
Le cercle de famille est une notion qui doit s'entendre de façon
rclass="liensoul"estrictive et concerner les parents ou amis très
proches, qui sont unis de façon habituelle par des liens familiaux
ou d'intimité. Condition nécessaire, la gratuité
de la représentation ne constitue pas à elle seule une condition
suffisante pour bénéficier de l'exception de cercle de famille.
Ainsi, la transmission gratuite via internet d'une uvre à
un correspondant qui n'est ni un membre de la famille ni un ami ne saurait
être couverte par cette exception.
Il importe de signaler qu'il n'y a pas de correspondance entre la notion
de correspondance privée et celle de reproduction à " usage
privé ".
L'exception de représentation privée doit être écartée
s'agissant du réseau interne d'une entreprise ou d'un forum, même
s'il n'est accessible qu'aux seuls salariés de cette entreprise.
Le cercle de ces salariés ne peut être assimilé à
un "cercle de famille", il constitue au contraire un véritable
public. Le caractère public de la représentation commence
dès lors que se rompt l'intimité du cercle familial ou d'amis.
- Citations
Peuvent être autorisées les "analyses
et courtes citations justifiées par le caractère critique,
polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de
l'oeuvre à laquelle elles sont incorporées".
Les analyses et citations doivent être courtes et ne pas dispenser
les utilisateurs de recourir à l'uvre première. Leur
licéité est en outre subordonnée à la condition
que soient indiqués clairement le nom de l'auteur et la source.
Cette condition vise à préserver le droit à la paternité
de l'auteur de l'uvre citée.
La reproduction intégrale d'une uvre, quel qu'en soit le
format ne peut s'analyser en une courte citation.
Si la reproduction porte sur l'intégralité d'une uvre,
elle ne peut être assimilée à une courte citation.
L'usage de l'exception de courte citation en matière musicale est
subordonnée à la mention du nom de l'auteur et de la source,
condition sine qua non de la dispense du consentement de l'auteur.
Pour les uvres d'art graphiques ou plastiques, l'exception de citation
impose de veiller au respect de l'intégrité de l'uvre.
- Revues de presse
La reproduction in extenso sur un support numérique
d'articles de presse sans le consentement des ayants droit aux fins de
diffusion sur internet ne peut ressortir de l'exception au droit de reproduction
prévue pour les revues de presse par l'article L 122-5 3° b)
du code de la propriété intellectuelle.
Les articles de journaux présentant un caractère d'originalité
sont protégées par le droit d'auteur en tant qu'oeuvres
littéraires. La reproduction et la transmission sur internet d'articles
de journaux nécessitent en conséquence l'accord préalable
des auteurs.
Les autorisations de diffusion de panoramas de presse en ligne peuvent
être directement obtenues auprès des éditeurs, sous
réserve que ceux-ci soient eux-mêmes cessionnaires, par voie
de contrats ou d'accords d'entreprises, des droits patrimoniaux des auteurs
journalistes. La gestion collective n'est en effet obligatoire que pour
la seule reproduction papier.
- Discours destinés au public
En application de l'article L 122-5 du code
de la propriété intellectuelle, peuvent être diffusés
librement, à titre d'information d'actualité, les discours
destinés au public prononcés dans les assemblées
politiques, administratives, judiciaires ou académiques ainsi que
dans les réunions publiques d'ordre politique et les cérémonies
officielles.
La diffusion des discours doit être faite à titre d'"information
d'actualité", exception qui doit être interprétée
restrictivement. La reproduction des discours prononcés par un
président de la République de 1991 à 1995 ne peut
ainsi se justifier à titre d'information d'actualité en
raison du temps écoulé depuis leur prononcé et de
la diversité des sujets abordés (TGI Paris, 25 octobre 1995).
De la même façon, la réalisation d'une anthologie
des discours prononcés par une même personne sur une longue
période ne peut être entreprise le consentement de cette
personne.
Quelles sont les limitations
à la protection des droits voisins?
Les titulaires de droits voisins ne
peuvent interdire certaines reproductions ou communications au public
de leurs prestations dans les cas énumérés par l'article
L 211-3 du code de la propriété intellectuelle :
- représentations et reproductions privées effectuées
exclusivement dans un cercle de famille et non destinées à
une utilisation collective,
- analyses et courtes citations,
- revues de presse
- diffusion à titre d'information d'actualité de discours
destinés au public
- parodie, pastiche et caricature compte tenu des lois du genre.
En outre, les artistes-interprètes ne peuvent interdire la reproduction
et la communication publique de leur prestation si elle est accessoire
à un événement constituant le sujet principal d'une
séquence d'une uvre ou d'un document audiovisuel (art. L
212-10 du code de la propriété intellectuelle).En outre,
les artistes-interprètes ne peuvent interdire la reproduction et
la communication publique de leur prestation si elle est accessoire à
un événement constituant le sujet principal d'une séquence
d'une uvre ou d'un document audiovisuel (art. L 212-10 du code de
la propriété intellectuelle).
Qu'est-ce
que l'exception pour copie privée et sa rémunération
?
En compensation du préjudice
causé aux ayants-droit par la copie privée des uvres
fixées sur phonogrammes ou vidéogrammes, le législateur
(art. L 311-1 à L 311-8 du code de la propriété intellectuelle)
a institué une rémunération pour copie privée
prélevée sur tout support d'enregistrement vierge et répartie
entre les ayants droit des uvres et prestations copiées (auteurs,
artistes-interprètes, producteurs).
La commission prévue par l'article L 311-5 du code de la propriété
intellectuelle (renvoi vers partie du site culture consacrée à
cette commission) a fixé les taux de rémunération
applicables aux supports amovibles, notamment numériques, et aux
supports d'enregistrement intégrés aux "baladeurs" enregistreurs
au format MP 3.
Quelques
exemples
- Utilisation
de photos
Une photo originale est celle qui porte l'empreinte de la personnalité
de son auteur (angle de vue, éclairage
). A titre d'exemple,
ne seront pas considérées comme telles les photographies
d'identité Au-delà de la protection accordée à
l'auteur de la photographie, il convient de s'interroger sur l'existence
de droits des tiers sur ces photos :
- L'article 9 du code civil précise que "toute personne a droit
au respect de sa vie privée" et impose donc de veiller au respect
la vie privée des personnes photographiées.
La fixation de l'image d'une personne dans un lieu privé ne peut
en particulier se faire sans le consentement de la personne (article 226-1
du code pénal).
Est également pénalement sanctionnée le fait de publier
un montage réalisé avec les paroles ou l'image d'une personne
sans son consentement, s'il n'apparaît pas à l'évidence
qu'il s'agit d'un montage ou s'il n'en est pas expressément fait
mention (article 226-8 du code pénal).
L'accord écrit des personnes représentées s'avère
en particulier nécessaire si les documents sont destinés
à illustrer des articles consacrés à des questions
délicates (politique, santé, société...).
S'il s'agit d'un reportage effectué dans la rue, il est préférable
de prendre des plans généraux et de ne pas isoler quelques
personnes.
- Il convient également de veiller au respect des droit d'autres
auteurs, qui pourraient être victimes d'une contrefaçon de
leurs uvres de la part du photographe (exemple d'un architecte pour
un immeuble, d'un peintre pour un tableau exposé dans un musée
)
- Utilisation
d'uvres musicales
Les œuvres musicales actuellement disponibles sur l' Internet sont
:
- accessibles par streaming ou par téléchargement
- mises à disposition du public sous forme d'extraits ou intégralement
Les "compositions musicales, avec ou
sans paroles" sont énumérées au titre des uvres
protégées par l'article L 112-2, 5° du code de la propriété
intellectuelle. Les artistes-interprètes sont titulaires d'un droit
moral et d'un monopole d'exploitation sur leurs prestations musicales
(art. L 212-2 et L 212-3 du code de la propriété intellectuelle).
De même, le producteur de phonogrammes - défini comme la
personne physique ou morale qui a l'initiative et la responsabilité
de la première fixation d'une séquence de sons -,
dispose du droit d'autoriser "toute reproduction, mise à disposition
du public par la vente, l'échange ou le louage, ou communication
au public de son phonogramme". (art. L 213-1 du code de la propriété
intellectuelle).
La reproduction d'une uvre musicale sur un disque dur d'ordinateur,
tout comme son stockage, constituent des actes de reproduction relevant
du droit exclusif des ayants droit. Sa mise à disposition du public
sur le réseau constitue un acte de représentation.
Il convient de s'assurer que l'interlocuteur est bien le cessionnaire
des droits d'auteur en remontant la chaîne des contrats.
Pour un grand nombre de projets de sites web, il convient de disposer
de l'autorisation :
- des compositeurs et des auteurs des textes des chansons s'ils sont reproduits
en ligne
- des artistes-interprètes
- des producteurs de disques
Au titre de l'exception de citation,
il convient de remarquer que l'échantillonnage musical ou sampling
ne constitue pas une citation qui échapperait au monopole de l'auteur.
Quelles
sont les sanctions en cas de contrefaçon ?
La contrefaçon est une reproduction et/ou une représentation illicite d'une uvre.
Le poursuivant peut être l'auteur, un ayant-droit, un cessionnaire
ou un organisme de défense professionnelle (société
d'auteur, syndicat professionnel, sur mandat si les statuts le prévoient).
La contrefaçon donne lieu à des sanctions pénales
et civiles.
Quels
éléments sont susceptibles d'être protégés
par le droit des marques ?
Un graphisme ou un logo peut aussi faire
l'objet d'un dépôt de marque. L'enregistrement d'un dépôt
d'une marque nationale s'effectue auprès de l'Institut national
de la propriété intellectuelle. Il est soumis notamment
à la condition que le nom choisi (et/ou le logo) ne soit pas déjà
utilisé par un tiers, soit à titre de marque, soit à
titre de dénomination sociale pour des produits ou services similaires.
Le simple fait de citer une marque peut constituer une contrefaçon
(INPI, 26, bis rue de St-Petersbourg, 75800 Cedex 08, Tél. 01 53
04 53 04).

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